Une auberge de jeunesse discrète

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Une auberge de jeunesse discrète

Message par Caleb le Ven 14 Avr - 0:23

Une auberge de jeunesse situé dans un quartier discret de Londres.
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Re: Une auberge de jeunesse discrète

Message par Caleb le Ven 14 Avr - 0:33

Caleb, grâce à la générosité de son mentor aveugle, passe la nuit ici pour 30€. Il en profitera pour se doucher, et profiter d'une bonne nuit de sommeil dans une chambre spartiate mais au confort suffisant.
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Re: Une auberge de jeunesse discrète

Message par Caleb le Ven 14 Avr - 16:42

Ses affaires bouclées et sa douche prise, Caleb décida de ne pas s'attarder dans cette auberge de jeunesse. Déambulant dans les rues de Londres, chaudement camouflé dans des vêtements chauds recouvrant la majeure partie de son visage, il réfléchissait. Il s'arrêta dans une ruelle, le temps de fumer une cigarette. Son paquet commençait à se vider, et il ne pouvait désormais plus s'amuser à les gemino. Il soupira.

Avait-il fait le bon choix ?

Il n'en savait rien, à vrai dire. Enfin si, ce choix était définitivement négatif, mais en avait-il d'autre ? Il n'aurait pas supporté une seule seconde de plus à Poudlard, il le savait. Et le directeur n'était jamais là quand il voulait demander sa mutation dans une autre école. Alors que pouvait-il faire ?

Poudlard... Quel cirque ! Quelle folie ! Quel enfer ! Un enfer peuplé de centaures, de Serpentards fou, de Gryffondor dégénérés, de profs incompétents, de directeurs aux abonnés absents. Mais ça avait été sa maison pendant 5 ans. Une maison foireuse, où le danger était permanent, où ses agissements lui avaient coûtés cher, où il avait noué, puis détruit tous ses liens, par sa faute ou par la force des choses. Une maison qui l’avait accueilli, qui l’avait fait grandir, qui l’avait protégé, dans une certaine mesure. Une maison dans laquelle il s’était senti, un jour, chez lui. Une maison qui lui avait fourni une éducation, un cadre, un lit et un repas. Une maison où il avait appris à s’ouvrir aux autres, où il avait jouit d’un bonheur aussi éphémère que cher à son cœur. Mais une maison qui avait fini par devenir une prison. Une prison dans laquelle il ne se sentait plus chez lui, une prison où tout amusement avait disparu, une prison où toute trace d’amitié avait été balayée par le temps, les distances, ou par Caleb lui-même. Son départ précipité allait probablement délier les dernières ficelles effilochées qui ressemblait un minimum à des amis. Il était seul, désormais, seul face à son destin, seul face à ses décisions. Personne pour le protéger, pour le conseiller, pour le guider, mais également personne pour lui effriter le cœur à cause de liens trop douloureux, trop éreintants à entretenir.

Sa maison, hé ? Après tout, c'était tout ce qu'il avait connu en dehors des orphelinats. C'était là qu'il avait appris à utiliser la magie, depuis le banal Lumos jusqu'aux sorts qu'il révisait intensivement quelques jours plus tôt en vue de ses examens. Une maison où il avait vécu moult problèmes, mais aussi de bons moments, où il avait rencontré des ennemis, mais des amis, parfois presque une famille. Une maison qu'il avait maudit, qu'il avait aimé autant qu'il l'a détestait maintenant, une maison où l'amusement faisait écho au danger, où la mort s'entrechoquait avec ces jeunes pleins de vie, pleins d'espoirs, pleins d'avenirs. Mais y'avait-il un avenir pour lui à Poudlard ? Et si oui, quel avenir ? Il n'aurait probablement plus la réponse, désormais. L'ex Serpentard laissa son esprit vagabondé dans ses souvenirs de l'imposant château écossais qui avait été, un jour, son foyer, et qu'il ne reverrait désormais plus autre part que dans des journaux. Entre les couloirs du château, et l'immensité de la grande salle, il essayait d'imaginer la vie que menait désormais ses anciens camarades. Il les imaginait s’entraîner dans la pratique salle de duel, batifoler dans le parc, qui devait être recouvert d’une épaisse couche de neige en cette journée de Noël. Peut-être quelques rêveurs observaient ils le ciel à la tour d’Astronomie, ce même ciel qui les abritait tous ? Les Serpentards étaient ils toujours aussi cinglés ? Les quelques âmes innocentes qui vivaient en leur sein étaient ils en sécurité ? Les Gryffondor étaient ils toujours aussi vivaces ? Comment se passait la vie chez eux ? Les Serdaigles étaient ils tous encore à la bibliothèque, ou en train d’étudier sur les rives de l’imposant lac noir ? Les Pouffsouffle étaient ils en train de s’amuser avec leurs amis, en train de festoyer dans la grande salle, s’empiffrant en cette journée communément partagée dans la joie et la chaleur d’un foyer ? Les profs étaient-ils tous en train de donner leurs cours, ou de boire, ou que sais-je encore ?
Il songea à ceux qui avaient été un jour proche de lui, et qui avait éclairé un jour où l’autre son chemin de leur lumière apaisante.
Il songea à Oswin, le jeune pouffsouffle, dont la vie n'était pas vraiment un long fleuve tranquille non plus. Il devait probablement être en train de passer du temps avec son meilleur ami Matthew, ou avec Hugo, ou il n'en savait guère plus sur les amis d'Oswin. Solide et courageux, le jeune garçon parvenait à faire face à ses soucis avec ténacité et détermination. Le pouffy le considérait comme son ami mais il savait que son départ ne signifiait aucunement la fin du monde pour lui.
Des amis, il en avait d'autre, et Caleb n'avait jamais réellement partagé quoi que ce soit avec lui, c'était surtout Oswin qui l'avait soutenu. Une erreur de ma part, songea Caleb. Mais désormais, il était trop tard. Et il n'avait pas envie de ressentir de regrets pour des chemins qui ne se croiseraient probablement plus jamais, de toute façon. La vie du jeune garçon resterait la même, et les épreuves qui se dresseraient sur son chemin ne feront guère plus que le ralentir.

Son esprit divagua un peu plus, et c'est la préfète en chef, son ancienne amie, celle qui fut presque celle dont il aurait pu tomber amoureux, qui s'imposa à sa réminiscence. Juliet Salluste. Petite sœur de l'illustre Peter, qui avait été autrefois le leader de toute une cause, avant d'être appelé par l'étreinte de la mort. Une amie, une confidente, et une rivale, que Caleb avait longtemps apprécié. Il songea avec nostalgie à leurs premières discussions houleuses à la tour d’Astronomie. Ils avaient des vécus bien différents, et peut être que c’était ça qui les avaient rapprochés. Une jeune femme qui vivait mal de vivre dans l’ombre de son nom de famille, qui vivait dans la peur de ne pas être reconnue pour ce qu’elle était en tant que personne, mais simplement reconnue en tant que petite sœur du plus grand sorcier de sa génération. Puis une jeune femme, qui, face aux feux des projecteurs qui l’éclairaient désormais elle suite à la mort de Peter, s’était avancée pour porter l’espoir de toute une nation sur ses épaules. Une jeune femme qui avait prononcé, devant le corps sans vie de son frère, un discours retentissant, magnifique et terrible à la fois. Un appel à l’espoir, un appel à croire en l’avenir, un appel à la lutte dans un monde transi d’effroi devant les agissements de Thovex. La jeune fille qu’il avait connue était devenue une jeune femme forte et déterminée, sans qu’il ne s’en aperçoive réellement. Les craintes de Caleb s’étaient pourtant bel et bien révélées fondées. Leur relation s’était effondrée, sans qu’il ne fasse quoi que ce soit pour l’en empêcher. Il avait observé sa silhouette s’éloigner loin de sa vie, loin de son cœur, jusqu’à n’être plus qu’une ombre lointaine, qui ressurgissait parfois, pour disparaitre à nouveau.  Que pouvait-elle faire au moment où il pensait à elle ? Il n'en savait rien, étant donné que leur relation avait disparu dans les limbes après son comportement pendant les vacances. Il avait déjà réfléchi aux conséquences de ces évènements, et il avait plus ou moins fait le deuil de cette amitié vouée à l'échec. Il ne pensait pas du mal de la jeune femme, mais il ne se voyait pas préserver leur relation après son comportement abracadabrantesque. Elle était douée, sympathique, attentionnée, et définitivement séduisante. Mais elle avait aussi ses mauvais côtés, comme tout à chacun. Son perfectionnisme et son autoritarisme en particulier, comme si elle était la gardienne du château, avait longuement agacé Caleb, surtout à l'époque où il n'avait pas pris la peine de la connaître. De l'eau avait coulé sous les ponts, depuis lors. Mais tout comme Oswin, c'était une relation perdue qui ne lui tiraillerait pas le cœur ou l'esprit, car il avait d'autres chats à fouetter dans l'immédiat. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de regretter son manque d’investissement dans cette relation, et sa décision de s’éloigner d’elle suite à une histoire aussi risible. Leur amitié était plus forte que cela, songea t’il. Pourtant, il l’avait laissé tomber, elle qui devait surement avoir le cœur lourd, hantée par la solitude et par des responsabilités de plus en plus importantes. Qu’est ce qui habitait l’esprit de son ancienne amie ? Avait-elle peur ? Que représentait son avenir pour elle ? Avait-elle des objectifs précis, maintenant que Thovexx n’était plus ? Il se demandait si leurs chemins se recroiseraient un jour, et si elle allait lui tenir rigueur de son départ. Il n’en savait rien, à vrai dire.
Il songea à leur photo, à ce cours de DCFM où ils s’étaient affrontés en rivaux, et où Caleb avait triomphé avec son équipe. Un éclat flamboyant d’une chevelure de feu s’imposa soudainement à l’esprit de l’ancien Serpentard lorsqu’il repensa à cette photo. Sur cette photo, il y avait une troisième personne, qui riait aux éclats. Un rire qu’il n’avait plus entendu depuis. Depuis, il n’y avait eu que les cris, les insultes, les engueulades, et enfin, le pardon. Karris… Il soupira. Leur amitié chaotique n’aura finalement jamais revu le jour. Un mal pour un bien, peut-être, songea t’il. Pour tous les deux. Elle n’aurait pas à subir le courroux de Judie, et lui, n’aurait pas à subir les éternels reproches de la jeune Gryffondor. Il était pourtant porteur d’une certaine rancune. Il avait entièrement assumé la responsabilité de ses erreurs dans ses excuses, sans que ça aille dans les deux sens. Pire encore, Karris l’avait royalement ignorée à chaque fois qu’ils s’étaient retrouvés au même endroit. Pire encore, le soir de son départ, elle ne lui avait même pas adressé un mot alors que lui aussi avait risqué sa vie pour que chacun d’eux s’en sortent sain et sauf. Il avait éteint les flammes, porté les blessés, affronter les armures, et ils étaient, parvenus, au terme d’une course folle, jusqu’à l’infirmerie.
Cette photo, qu’il avait perdu dans sa fuite, lui semblait presque irréelle, désormais, tant cette amitié lui semblait avoir été une illusion, un lien factice, qui n’avait jamais réellement existé autre part que dans son imagination. C’était une autre déception, dont il assumait sa part de responsabilité, et dont il était le seul à le faire. Un lien de perdu, pour toujours.
Le seul lien, qu'il avait mis en danger en partant, et qui lui tenait à cœur, c'était Cassandra. Encore et toujours Cassandra. Il avait été égoïste en partant de Poudlard et en la laissant seule, dans cet asile en crise. Il s'en voulait, mais avait décidé d'assumer pleinement son choix. Ce n'était pas une fleur fragile qui allait rompre au gré du vent. C'était une femme forte et déterminée, qui parviendrait à faire face à n'importe quelle situation. Et il espérait la revoir, quand la situation lui permettra. La jeune femme, aussi charmante qu’effrayante lorsqu’elle était courroucée, résisterait à la peine, il en était certain. Il lui faisait confiance. Pourtant, il s’en voulait de causer de la tristesse, même passagère, à une personne qui l’avait aimé comme on aime sa famille, et qui l’avait écouté, secouru, et calmé tant de fois. Il lui devait toute sa vie, et bien plus encore. Mais une fois de plus, il n’avait pas été à la hauteur de la grandeur et de la bonté de son ancienne professeure. Pire encore, il lui avait attiré des ennuis, qui auraient pu la mener jusqu’au renvoi, si la situation avait dégénéré.

Une autre personne lui vint brièvement à l’esprit, même si il n’y avait pas réellement de lien entre eux. Soit il ne la reverrait jamais, soit elle le détruirait pour ce qu'il avait fait. Judie… Était-elle sa sœur, ou rien du tout ? Qui était-elle vraiment ? Quelle relation avait-elle avec Lazare ? Comment se finirait sa relation avec Karris ? Quelles étaient ses motivations ? D'où tirait-elle sa puissance ?  Il n'aurait probablement jamais les réponses à ses questions, hélas. La revoir signifierai de lourds problèmes, de très lourds problèmes même. Une correction retentissante, un mépris titanesque, et un glaive au dessus de sa tête. C'était dur à accepter, mais c'était sa vie, désormais.

Une vie dans l'errance, dans le doute, dans le froid et la peur.
Une vie dans l'inconnu, dans l'égarement, dans la solitude.

Il allait perdre gros avec sa décision, il le savait. Pour commencer, la trace était toujours active, et il ne pouvait désormais plus s'entraîner. Il ne pouvait même plus se défendre avec l'aide de sa baguette, ou bien ça signifierait la fin de son périple. Il la gardait néanmoins sur lui en toute circonstance, en cas de mesure extrême. Mieux valait se faire arrêter par les aurors que de se retrouver dans une rixe face à dix lascars secs et nerveux, songea t'il.

C'était un long chemin de croix pour lui, sans magie, qui s'offrait à lui. Mais il n'allait pas geindre, c'était sa décision, et aussi stupide pouvait elle paraître, il l'assumerait jusqu'au bout. Poudlard aurait dû fermer il y a des mois, de toute façon, à son humble avis. Il se demandait si toutes les écoles de sorcelleries du monde étaient aussi grotesques dans leur quotidien. Il se demandait si les élèves là-bas, mourraient également par demi douzaines, chaque année. Il se demandait si des directeurs de maison tuaient ils des élèves par leur incompétence, ou si les infirmières draguaient ouvertement des élèves de 15 ans. Il se demandait si il était commun d’avoir un directeur fantôme, et l’autre débordé en toute circonstance. Il songea à Beauxbatons , et se demanda dans quelle situation se trouvait l’école désormais.

Il avait repris sa marche, et prenait bien soin de ne pas attirer l'attention. Ses objectifs de grandeur allaient être sérieusement revus à la baisse, sans diplômes, sans possibilité de s’entraîner pendant plusieurs mois, sans certitudes sur son avenir. A Poudlard, il avait passé tant de temps à réviser ses buses, sans pouvoir jamais les passer désormais. Il aurait pourtant eu d'excellentes notes, il en était persuadé. Il était le seul à toujours les réviser, notamment parce que c'était la seule chose qu'il pouvait faire pendant sa privation de baguette. Désormais, ses manuels étaient pour la plupart restés prendre la poussière dans son dortoir, à l'exception des plus importants. Sortilèges, Métamorphose, potions, et DCFM.

Il ignorait concrètement quelles étaient les conséquences de son incapacité à passer ses diplômes. Il ignorait comment se déroulerait sa vie une fois sa majorité atteinte. Serait-il libre ? Les recherches cesseront t’elles ? Pourrait-il passer ses diplômes à ce moment-là, sans avoir à se rescolariser ? C'était l'inconnu la plus totale. Plus il y pensait, plus la peur nouait son estomac. Il n’avait aucune idée de ce qu’il allait advenir de lui. Il n’avait pas de famille, pas d’endroit où aller, peu d’argent, et aucun moyen de réellement se défendre. Il savait se battre, et en dernier recours, il avait sa baguette, mais il avait surtout l’impression de traverser un ravin sur un fil, sans filet de sécurité, sans rien pour le retenir dans sa chute. C’était sa décision, et bonne ou mauvaise, il l’assumerait jusqu’au bout. Cela ne signifiait pas qu’elle lui plaisait. Peut-être qu’après tout, il aurait dû se faire à l’idée de tenir pendant encore deux ans et demi, et boucler ses études. Son avenir aurait surement été beaucoup plus paisible de cette manière. A condition que l’école n’explose pas pendant ce laps de temps, ce qui n’était définitivement pas assuré, étant donné la situation catastrophique de cette dernière. Le conflit avec les centaures ne risquait pas de se résorber de lui-même, la menace Catalane planait comme une ombre sur toute l’Europe, et même ceux qui peuplaient cette école représentaient des menaces potentielles pour celle-ci.
Peut-être aurait-il dû rester, mais ce n’était plus l’heure pour se perdre en conjonctures. Il était parti, désormais, et même s’il se faisait arrêter, les chances de retrouver Poudlard un jour étaient infinitésimales. Il devait faire son deuil, le deuil de son ancienne vie, et aborder la nouvelle avec courage et détermination, face à des épreuves bien plus importantes que celles qu’il aurait vécu à Poudlard, de par sa solitude face au danger. Que devait-il faire, désormais ? Où devait il se diriger, quel projet devait-il entreprendre ? Quels étaient ses buts, désormais ? Dans un premier temps, trouvé un endroit où vivre, durablement. Un travail, aussi, pour pouvoir subvenir à ses besoins. Ensuite, il attendrait sa majorité pour reprendre son voyage, et se renseignerait sur les possibilités qui s’offriraient à lui. C’était ça, la priorité.
Sur qui pouvait il compter ? Lazare, peut être ? Pourquoi l’aveugle avait il accepté de l’aider ? Ils n’étaient pas proches, pas amis, et pas de la même famille. Ils ne partageaient rien, et pourtant, l’homme lui avait procuré un moyen de survivre, ne serait ce que quelques jours. Peut être se recroiseraient ils un jour. Il songea à la possibilité de pouvoir lui écrire aux trois balais, en cas de besoin. C’était une idée qu’il garda dans un coin de sa tête.
Il y avait Cassandra, également. Et bien qu’il ne pouvait pas lui écrire dans l’immédiat, il comptait bien garder le contact avec elle. D’abord, il lui fallait trouver un moyen de communiquer avec elle sans se mettre en danger, et surtout, sans la mettre, elle, en danger. Il allait devoir se montrer patient et astucieux, pour le moment.
Devait il se mettre également à la recherche de ses origines, de ses parents, de la vérité sur son abandon ? Y’aurait il des réponses au bout de ce chemin, ou serait il jalonnés de davantage de questions sans réponses ? C’était une idée à considéré, mais Caleb doutait de l’intérêt de trouver des réponses désormais.
Il se dirigea vers l’allée des embrumes, et, au hasard d’un détour, tomba sur une gazette dans une poubelle. S’assurant que personne ne l’observait, il la récupéra, et regarda les gros titres. Des élèves disparus, hein ? Il esquissa un rictus, peut être que lui aussi, un jour, prendra place sur ces affiches de recherches. Il ne l’espérait cependant pas. Il plia la gazette et la rangea dans son sac, avant de reprendre son chemin. Il passa devant une poste, et continua son chemin, mais une dernière personne lui vint à l’esprit.
Marie. Il n’avait jamais eu ni nouvelles, ni réponses à sa lettre. Il avait presque occulté son existence dans un coin de son esprit, et c’est presque avec surprise qu’il constata qu’il avait gardé un souvenir de la jeune fille qui était supposée être sa petite amie. Il soupira, maugréant contre sa naïveté. S’écrire tous les jours, mon cul ! Pesta t’il, avant de se raviser devant le regard des passants. Il s’était fait berné, comme un bleu, encore une fois, par une fille. Il commençait à avoir l’habitude désormais, et c’était presque le cadet de ses soucis. Il se demandait tout de même ce qu’il était advenu d’elle, elle qui lui rappelait son meilleur ami mort, avec ses idéologies décalées, mais pas forcément fausses. Après tout, les moldus n’avaient jamais, non jamais, aidé les sorciers, dans quelques situations que ce soit. C’était toujours l’inverse qui s’était produit, notamment au temps de Voldemort. C’était des sorciers qui protégeaient le premier ministre moldu, et pas l’inverse. Kingsley Shacklebott, précisément.
Tout se qu’avait jamais ressentis les moldus envers les sorciers étaient la crainte, le rejet, le dégout. Oswin lui avait rappelé ça pendant les vacances, lorsqu’il lui avait raconté les brimades qu’il avait subi par des moldus à cause de ses capacités. Il songea avec colère que les moldus ne méritaient pas tous les efforts consentis par le monde sorcier pour les protéger et les laisser tranquille. Peut-être que finalement, Cornelius et Marie avaient raison.
Il songea surtout que ce n’était pas vraiment le moment de songer à cela, et qu’il devait se concentrer sur son avenir à lui, plutôt que sur l’avenir du monde sorcier ou moldu. Il espérait néanmoins que le souhait de Noah de briser le secret magique ne se réaliserait jamais.
Arrivé au bout de son premier périple, il entra dans l’allée des embrumes, à la recherche d’un endroit où il pourrait vendre son balai ou changer son argent sorcier en argent moldu.
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Re: Une auberge de jeunesse discrète

Message par Caleb le Ven 14 Avr - 21:54

Finalement, l'allée des embrumes était bien trop peuplée en cette journée de Noël. Caleb avait choisi une nouvelle auberge, non loin, pour passer la nuit de Noel. Il ignorait complètement les cris et les rires de ceux qui partageait un moment ensemble dans le bar miteux de cette auberge lugubre. Tout juste avait il accepté de prendre un verre payé dans une tournée par un inconnu.
Il avait évidemment vérifié que rien de suspect n'avait été versé dedans, et il sirotait donc lentement un verre de Whisky, en fixant la vieille télé moldue qui diffusait des programmes débiles de Noel. Il était d'une humeur massacrante, ce soir. Pas étonnant, pour un jeune sans but et sans avenir concret. Il imaginait tout ceux qu'il avait connu s'amuser, danser, rire, et aimer cette soirée de Noel. C'était tout l'inverse pour lui.
Ses décisions et sa solitude ne cessaient de lui revenir en pleine face dès qu'il posait les yeux sur une personne un tant soit peu heureuse. Mais il devait la fermer mentalement. C'était son choix, et personne ne lui avait imposé. Il ne lui restait plus qu'à assumer, jusqu'au bout, sa décision.
L'espoir finirait bien par renaître, pensa t'il, en observant deux poivrots danser ensemble sur un air d'accordéon.
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